Les livres de l'année 2017
Nous sommes la dernière journée de 2017 et au lieu de faire
une rétrospective de mon année (pas tant positive, disons-le, mais pas tant
négative, ne t’inquiète pas m’man), j’ai envie de vous partager mes lectures de
l’année. Je dois dire que j’ai bien lu, cette année ! Des bons crus, que je
veux partager avec vous.
-Le Chardonneret, Donna Tartt. J’avais
beaucoup d’attente envers cette auteure qui n’a publié que 3 romans, incluant celui-ci.
Honnêtement, je n’ai pas été déçue. On y suit l’histoire de Théo, devenu
orphelin suite à un attentat terroriste dans un musée New-Yorkais. En se
sauvant du musée en ruine, il emmène avec lui un tableau…
Comment décrire ce roman, sinon par le terme « intensité »
? Chaque phrase est magnifique, à un tel point qu’on la ferait encadrer. Les descriptions, l’immersions dans chaque
milieu où Théo sera plongé, les revirements de situation (qu’il serait cruel de
dévoiler ici), tout est parfait. Oui, c’est une brique. Oui, ce n’est pas une
petite lecture facile. Mais oh ! Quel bonheur, à chaque page. Car ce livre de
Donna Tartt est comme un tableau de grand maître que l’on découvre, page après
page. Un chef-d’œuvre.
Notez qu’elle a également écrit « Le maitre des
illusions », tout aussi excellent et moins long ! Une bonne introduction à
cette auteure, en somme.
-22/11/63,
Stephen King. Ah ! Stephen King. Nous partageons (malgré qu’il ne le sache pas)
une relation amour/haine, moi et Stephen. Capable du meilleur (Ça, Carrie, Duma
Key) et du pire (Le dôme), selon moi. Mais 22/11/63 ne m’a pas déçu. Oh que non
!
Jake Epping est professeur d’anglais, en 2011, dans le
Maine. Il est divorcé, pas d’enfant.
Autrement dire, un candidat parfait pour un voyage temporel ! C’est ce
que son ami Al lui propose, après avoir lui-même effectué le voyage plusieurs
fois. Le but du voyage : retourné dans le passé, en 1958, pour y empêcher
éventuellement l’assassinat du président John F. Kennedy. Jake a donc plusieurs
années devant lui, le président ayant été tué le 22 novembre 1963 (d’où le
titre). À quoi on occupe ses journées, en 1958? À tomber en amour et à danser le
swing sur la chanson « In the mood » de Glenn Miller, entre autres…
La force de ce roman tient à son mélange des genres et à l’évocation
des années 50-60 que King évoque avec nostalgie, mais sans mièvrerie, en exposant
les bons et les mauvais côtés. On est définitivement plus dans le fantastique
que dans l’horreur, un style où, personnellement, je trouve que Stephen King
opère le mieux. Ce roman est à la fois policier, historique, romantique… Un
véritable « page-turner ». Et un chef-d’œuvre, assurément.
-LoveStar, d'Andri Snaer Magnason.
Suite à de nombreux problèmes (des abeilles ont envahis la ville de Chicago,
entre autres désagrément), un inventeur du nom de LoveStar crée un mode de
transmission des données inspirés des ondes des oiseaux, libérant l’humanité de
l’emprise de l’électronique. L’homme est maintenant sans fil ! LoveStar
développe au passage quelques applications favorisant le bonheur humain, dont
inLove, système aussi redoutable qu’efficace qui identifie les âmes sœurs par
simple calcul. Pour Indriði et Sigríður, amoureux avant le calcul, le résultat
est implacable : ils ne sont pas compatibles. Et on ne peut pas lutter
contre ce système, destiné à unir les êtres humains de la terre sans
considérations de la race. Commence alors pour les amoureux une quête qui les projettera
loin de l’autre…
Si le roman « L’Écume des jours » de Boris Vian et
un épisode de la série télévisée « Black Mirror » faisaient un enfant,
ce bébé sera LoveStar. J’adore ce genre de roman, où on rit, on pleure, on
frisonne… Parfois en lisant la même page. Je vous le conseille, absolument,
sans hésité. Mais petit conseil : lisez le d’une traite, sans arrêter. L’univers
éclaté de LoveStar ne permet pas de pause !
-La
cité des miroirs, Justin Cronin. Dire ici mon bonheur, quand j’ai vu que ce
roman était enfin traduit en français ! Je jubilais, ce n’est pas compliqué. Je
l’attendais, cette conclusion à la trilogie commencée avec les romans « Le
passage » et « Les douze ». Et quelle finale, ce fut !
D’abord, l’auteur nous offre une récapitulation qui est
forte appréciés, des tomes précédents. Que ce soit fait avec style est d’autant
plus plaisant. On y retrouve ensuite les personnages laissés après « Les
douze ». Nous sommes en l’an 122 ap. V, soit 122 ans après qu’un virus ait
décimé presque l’entièreté de la population. Les survivants tentent s’en savoir
un peu plus sur l’état du monde, le danger semblant éradiqué… Pour l’instant.
De son côté, le Zéro attends. Le Zéro, le premier des Douze, celui qui
autrefois était appelé par son nom de famille, Fanning, se terre. Attends Amy,
la Fille de Nulle Part, la seule qui peut se dresser contre lui désormais.
Bien entendu, je vous encourage à lire les deux premiers
tomes, si ce n’est pas déjà fait. Attention aux cœurs sensibles, par contre, on
y ici dans le roman d’horreur : le sang gicle et ce n’est pas joli. Par
contre, pour les amateurs, c’est très satisfaisant. Et surtout, la finale est
PARFAITE. Finir une trilogie avec brio, on aime !
-Le
plongeur, Stéphane Larue. J’attendais que ce livre soit disponible à la
bibliothèque, puis je me suis tannée. J’ai payé pour la location (un gros
4.50$) et je l’ai dévoré. En deux semaines, c’était fini. Mais quelle lecture !
Quand le récit commence, le narrateur est dans la marde
jusqu’au cou : il a déménagé (ou plutôt s’est sauvé) de l’appartement où
il vivait avec un colocataire, incapable de payé le loyer. Il a été payé à l’avance
pour un contrat de couverture d’album pour un groupe de Métal : mais il n’a
déjà plus rien du 2000$ qu’ils lui ont avancé. Car le narrateur joue au vidéo
poker. C’est son addiction. En proie au désespoir, il pousse la porte du
restaurant La Trattoria, un restaurant de l’avenue Mont-Royal, pour y faire la
plonge. Suivra un parcours initiatique dans le monde intense de la restauration,
en plein mois de décembre, à Montréal.
J’arrive mal à décrire ce livre, tant je l’ai aimé. L’action
se passe en 2002, année où je suis arrivée à Montréal pour y vivre (je suis repartie
en 2008). Le tout m’a donc replongé dans mes souvenirs. Lire ce roman, c’est
comme regarder une personne se noyer, sans ne pouvoir rien faire. On voudrait
aller le prendre dans nos bras, l’empêcher de jouer… Mais on doit plonger avec
lui, car c’est uniquement après avoir touché le fonds qu’on peut remonter. Un
chef d’œuvre. J’en aurais pris encore et encore…
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